Un portfolio de photographe se juge en quelques secondes. Ce qui se joue dans ces secondes-là ne tient pas au nombre d’images publiées, mais à la cohérence de ce que l’on montre et à la vitesse à laquelle on comprend qui vous êtes.
Cette page décrit une méthode : choisir les séries, structurer les pages, poser une adresse, se rendre trouvable, puis faire basculer un visiteur devenu client vers un espace privé. Elle vaut pour le book d’un portraitiste comme pour le site d’un studio.
Portfolio, book, site internet : le même objet ?
Les trois mots circulent pour désigner à peu près la même chose, avec des nuances qui comptent au moment de choisir un outil.
- Le portfolio est le corpus : vos séries, dans un ordre qui raconte quelque chose.
- Le book est le mot du studio, de la mode et de l’édition. Attention au double sens : « book photographe » désigne aussi le book d’un mannequin ou d’un comédien réalisé par un photographe. C’est un livrable client, pas votre vitrine — et cela se traite avec une galerie, pas avec une page publique.
- Le site internet est le contenant : le nom de domaine, les pages, le référencement, le formulaire de contact.
Granit couvre les trois d’un seul tenant. Le corpus vit dans votre catalogue, le site se compose page par page, l’adresse peut être votre propre nom de domaine, et les books que vous livrez passent par des galeries clients privées.
Choisir les images : le plus petit portfolio possible
La faute la plus courante est l’accumulation. Un portfolio n’est pas une archive — l’archive, c’est la photothèque derrière. Ce qui est publié doit pouvoir être défendu image par image.
Combien de séries
Trois à six suffisent pour un photographe installé. En dessous, l’univers paraît étroit ; au-dessus, le visiteur ne sait plus ce que vous faites vraiment. Si deux séries se ressemblent, gardez la plus forte et rangez l’autre.
Combien d’images par série
Entre huit et vingt. Une série se lit comme une phrase : elle a une entrée, un rythme, une sortie. Les images qui n’ajoutent rien affaiblissent celles qui restent.
L’image d’ouverture
C’est la seule que tout le monde verra. Choisissez la plus caractéristique, pas la plus spectaculaire : on vous recontactera pour ce qu’elle promet.
Structurer les pages
Une structure lisible tient en cinq blocs, et elle sert autant le visiteur que les moteurs de recherche.
- une page d’accueil qui montre, pas qui explique ;
- une page par série, avec un titre qui dit le sujet plutôt qu’un numéro ;
- une page à propos, où l’on comprend qui travaille et depuis où ;
- une page contact avec un formulaire, pas seulement une adresse email ;
- les conditions d’usage de vos images si vous vendez des licences.
Dans Granit, chaque page se construit à partir de compositions : vous posez les blocs, l’ordre et l’échelle des images au lieu de remplir un gabarit figé. Les templates donnent un point de départ quand vous ne voulez pas partir d’une page blanche, et vos collections regroupent les séries que vous montrez ensemble.
Photo, vidéo et argentique dans le même portfolio
Beaucoup de photographes livrent aujourd’hui de l’image fixe et animée. Les séparer sur deux sites revient à diviser son audience. La vidéo est prise en charge nativement, au même titre que la photo, et cohabite dans les mêmes pages.
Vos fichiers gardent par ailleurs leur format d’origine, et si vous travaillez la pellicule, les scans et leurs particularités ont leur place sans passer par une conversion qui écrase le grain.
L’adresse de votre portfolio
Un portfolio professionnel vit sous son propre nom. Granit vous donne une adresse en votrenom.granit.app dès le premier jour, puis vous branchez votre nom de domaine quand vous en avez un, certificat SSL compris.
Votre identité visuelle suit partout : le portfolio, les galeries que vous ouvrez à vos clients et les emails qui partent en votre nom. Un client ne change jamais d’univers entre le site qui l’a convaincu et l’espace où il reçoit ses images.
Être trouvé : ce que Google lit d’un portfolio
Un portfolio est structurellement pauvre en texte, donc facile à mal référencer. Trois leviers changent la donne : des titres de séries qui décrivent le sujet, des textes alternatifs renseignés sur les images, et des pages qui se chargent vite.
Granit génère le balisage, les sitemaps et les données structurées de votre portfolio, et vos métadonnées restent attachées aux fichiers. Vous gardez la main sur les titres et les descriptions, page par page.
Retrouver une image sans se souvenir du fichier
Un portfolio se remanie. Au bout de quelques années, retrouver la bonne image dans dix mille fichiers devient le vrai frein. La recherche sémantique travaille sur ce que montre l’image : vous décrivez la scène, Granit la retrouve, sans nom de fichier ni mot-clé posé à l’avance.
Du visiteur au client
Un portfolio qui fonctionne produit des demandes, et la suite se joue ailleurs. Vous ouvrez un projet privé, vous y déposez la sélection depuis le même catalogue, votre client choisit ses images et repart avec les originaux. Rien à réimporter, rien à dupliquer.
En amont, le moodboard sert à caler la direction artistique avant la prise de vue. En aval, l’annuaire clients garde l’historique de chaque contact et de ses projets.
Où vivent vos fichiers
Vos médias et vos données sont hébergés en Europe, à Paris. Granit n’utilise pas de cookies de tracking et n’entraîne aucun modèle d’IA sur vos images. Un portfolio est un fonds de travail : il mérite une infrastructure dont vous connaissez l’adresse.
Questions fréquentes
Quelle différence entre un portfolio et un book de photographe ?
Dans l’usage courant, aucune : les deux désignent la sélection de travaux que vous montrez. Le mot « book » reste plus employé en studio, en mode et en édition. Attention toutefois au second sens : le « book » d’un mannequin ou d’un comédien est un livrable que vous produisez pour un client, et qui se livre dans une galerie privée plutôt que sur votre page publique.
Combien d’images faut-il dans un portfolio de photographe ?
Trois à six séries de huit à vingt images couvrent la plupart des situations. Le critère n’est pas le volume mais votre capacité à défendre chaque image. Votre photothèque garde tout le reste, accessible sans être publié.
Faut-il un nom de domaine pour son portfolio ?
Pas pour commencer. Votre portfolio est en ligne dès le premier jour sur une adresse en votrenom.granit.app. Connecter votre propre domaine, SSL inclus, se fait ensuite sans refaire le site ni perdre vos pages.
Peut-on mettre de la vidéo dans un portfolio photo ?
Oui. La vidéo est prise en charge nativement, au même titre que l’image fixe, et cohabite dans les mêmes pages et les mêmes séries.
Un portfolio Granit est-il référencé par Google ?
Oui. Les pages publiques de votre portfolio sont indexables, avec sitemap, balisage et données structurées générés. Vos projets clients, eux, restent privés, protégés par mot de passe et exclus de l’indexation.
Peut-on livrer ses clients depuis le même outil ?
Oui. Les galeries clients privées s’alimentent du même catalogue que le portfolio : vous créez un projet, vous ouvrez l’accès, votre client sélectionne et télécharge les fichiers originaux.
Comment accéder à Granit aujourd’hui ?
Granit est en bêta privée, réservée à des ambassadeurs motivés. En échange de votre engagement et de vos retours, votre compte est offert à vie.